jeudi 24 octobre 2013

Retour sur l'assemblée du 19 octobre 2013

Sous un ciel enchanteur, la Bourgogne, généreuse, accueille avec chaleur, en ce samedi 19 octobre, une réunion de poètes et amis tout à leur passion. Au cœur de Meursault, le Château de Cîteaux ouvre ses portes avec élégance à l’Académie pour son assemblée générale annuelle.

La matinée animée prouve que l’avenir de l’Académie nous émeut tous, plusieurs chantiers de réflexions sont ouverts grâce à la prise de parole de chacun. Venus de toute la France - Cambrai, Paris, Beaune, Martigues,  Gex, de la Creuse et même de Belgique - nous avons l'occasion de mieux nous connaître et de participer ensemble à la vie de notre association.

Après un premier récital, nous profitons des terrasses ensoleillées du château, puis des plaisirs d’une table raffinée. Lors d’un second récital, chacun partage encore sa création avant de se séparer, les uns pour une promenade mémorable à travers patrimoine meurisaltien et vignes automnales, les autres pour une découverte des richesses beaunoises.

Au nom de tous, merci à M. Denis Thomas, conseiller général, merci à l’équipe du château de Cîteaux, merci à Mme Odile Coche-Dury, déléguée Bourgogne et Lydie Pinoy, secrétaire, pour le succès de cette assemblée, pleine de fraîcheur et de vie, hors des frontières parisiennes…


L.M.



Mme Odile Coche-Dury, M.Denis Thomas et M.De Meure, président de l'ADLPF

jeudi 17 octobre 2013

Odile Coche-Dury

Le K.O. du chaos

Des grottes de la nuit surgissent des dragons.
Est-ce un cracheur de feu d'un cirque imaginaire ?
Dinosaure attardé depuis l'ère glacière
En nos cieux rougeoyants ou... près des bleus lagons ?

Gala sans chapiteau ! Festival de rayons
Que prodigue au couchant notre grand luminaire !
N'est-ce-pas merveilleux quand la piste s'éclaire ?
J'entends la mandoline au doux chant des grillons.

Tel un gros éteignoir s'en vient le crépuscule
Aux cierges allumés. Il s'approche et se brûle.
Des volutes d'encens s'élèvent dans l'airain.

On croit apercevoir quand l'ombre s'achemine,
Dans le soir qui se meurt aux forges de Vulcain...
Les flammes de l'enfer que LE JOUR EXTERMINE.

Médaille d'argent du sonnet au concours de l'ADLPF 2005


Ode d’Île

J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent,
Quand mer et ciel vivent l'idylle.
J'ai rêvé de cette ode d’Île.
L'inspiration m'est fragile
Dans le vacarme impertinent.
J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent.

L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté
Comme le poisson qui rôde.
L'eau préfère ici l'émeraude.
Sans doute un projet s'échafaude :
La bague de fidélité ?
L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté.


Yvonne Calmon

Les chers petits

Sous un charmant dessin ils ont écrit : "Je t'aime"
C'est le dernier cadeau de mes petits enfants...
Pour venir éclairer mes matins triomphants
Il n'est rien de plus doux, à mon cœur que ce thème.

Leur amour est sincère et mon bonheur suprême ;
Je relis en secret et point ne m'en défends,
Sans me lasser, les mots tracés de main d'enfant
Qui valent, à mes yeux, le plus tendre poème !

Toi, silence divin propice au souvenir,
Quand mon âme assoiffée exprime ce désir
Tu me conduis, fidèle au creux de cet asile ;

C'est l'ultime recours à l'heure où je m'endors,
Je voudrais, dans le ciel, quand le soleil s'exile
Graver au firmament ces quelques lettres d'or !


Le poème

A la lumière de la lampe
Sans se lasser la plume court...
A nous voir un doigt sur la tempe,
Subitement, la Muse accourt.

Ainsi commence une aventure ;
Une idée, une rime, un vers
Vient se poser par l'écriture,
Nous voici le tête à l'envers !

Les mots surgissent en grand nombre.
Pour s'exprimer il faut choisir ;
Discrètement sortent de l'ombre
Amour, chagrin, joie ou désir...

Si la naissance du poème
Nous conduit à l'enchantement,
Le relisant, celui qui aime
Pourra trouver apaisement.

Daniel Ancelet

Un Papillon sur la neige

Comme un papillon sur la neige,
Arabesque d'un blanc solfège

Dont il sera la clé de sol
En se déployant pour son vol,

Ainsi j'ajuste mes poèmes :
Je fiance les mots qui s'aiment

Pour que leur suc soit votre miel
Et qu'ils vous offrent tout le ciel !


Le Laser

Maintenant qu'un laser éclaire autant qu'un astre,
Les rayons de la gloire et les feux de l'amour
Nous mettent sous les yeux les faux nez d'un faux jour :
Jugez aux résultats de l'ampleur du désastre !

Ce monde incohérent donne le mal de mer
Même à ceux qui ne cherchent plus à le comprendre,
Mais malheur à celui dont le cœur est trop tendre...
Maintenant que l'étoile a fait place au laser.


Petit déjeuner

Voyez-vous, pour me mettre en train,
Avec mon sucre, il me faut une
Goutte de lait d'un clair de lune...
Dans mon café noir du matin.

Maurice De Meure

Il neige

Il neige… un froid tapis étreint la morne plaine.
Il neige et la bourrasque exhale ses fureurs.
Il neige et dans mes jours s’éteignent les lueurs,
Il neige et chaque soir l’aurore est plus lointaine.

Il neige ma souffrance en l’espérance vaine
Il neige en mon penser des amères douleurs
Il neige en mon cœur las, le frisson de mes pleurs
Il neige en mon angoisse une attente incertaine.

Il neige ô mon tourment et ma neige t’entraîne,
Essaimant ses flocons aux brises de l’haleine
Qu’expire l’Autrefois dans le souffle des vents.

Il neige des jours morts et des heures de peine,
Des rêves déchirés que la mémoire draine…
Il neige mon Passé dans le givre du Temps !


samedi 10 novembre 2012

Luce Dulac

A chaque jour suffit sa peine

A chaque jour suffit sa peine,
Point n'est besoin de s'angoisser
Car le regret est chose vaine
Avancer droit, sans y penser!

Point n'est besoin de s'angoisser,
Et d'une allure souveraine
Avancer droit, sans y penser,
Car le regret est chose vaine;

Sous une allure souveraine
Les songes noirs sont à chasser,
Car le regret est chose vaine
Mais, pourquoi donc s'en tracasser?

Les songes noirs sont à chasser
Pour retrouver l'âme sereine
Mais pourquoi donc s'en tracasser?
Si l'esprit quiet est une aubaine.

Pour retrouver l'âme sereine,
A chaque étape traverser
Si l'esprit quiet est une aubaine
Pour exister sans se stresser.

A chaque étape à traverser
Ainsi que l'eau de la fontaine,
Pour exister sans se stresser,
Suivons le flux de l'âme humaine!

A chaque jour "Suffit sa Peine! "

                          

Luce Dulac

Console-toi mon cœur


Console-toi mon cœur, si nul ne te console,
Pourquoi pleurer toujours comme un enfant puni,
Sans un cri ton chagrin qui jamais n'est fini
Te livre au désespoir d'enfant dans une école.
               Console-toi mon cœur !

Mon cœur éloigne-toi des lointains crépuscules,
Chacun d'eux est venu vers toi comme un vainqueur,
Et te faisant trop lourd de son propre malheur,
Il t'obsède aujourd’hui de tous ses matricules.
                 Éloigne-toi mon cœur !

Dégage-toi mon cœur, des formes et des heures,
Quitte la chambre tiède aux espoirs infinis
Qui sommeillent en toi, sans objets définis,
Comme sous le couvert tranquille des demeures.
                 Dégage-toi mon cœur !

La nuit que j'attendais pour que mon cœur s'y jette
M'inonde de parfums, de lumière et de voix,
Sous les brumes des soirs des chemins d'autrefois
D'un passé qui n'est plus ce rêve qu'on regrette.
                " Console-toi, mon cœur ! "