Le renouveau
C'est le printemps, mes chers petits,
Toutes les plantes éveillées,
C'est le Printemps, mais qui le dit,
Dans les buissons et les feuillées ?
Les jonquilles et boutons-d'or
Mettent le jaune à la pelouse,
Les primevères plus encor
Rendent la jacinthe jalouse.
Tandis que le fier cerisier
Semble être saupoudré de neige
Et qu'un rossignol embusqué
Module son premier arpège.
Tous les bourgeons sont aux balcons ;
Sur les branches des langues vertes
Font d'étonnants signes abscons
Pour s'élancer aux découvertes.
La tourterelle du matin
Vocalise son gai solfège,
Offrant au Printemps florentin
Son plus mélodieux privilège.
La sublime étrangère
Lorsqu'Elle nous revient du fond de l'Univers,
La prunelle de smalt et les rêves mystiques,
Notre Muse fredonne en ondes galactiques,
Ce que, scribes zélés, nous traduisons en Vers.
De sons en ricochets et de mots à l'envers,
Elle va susurrant en propos fantastiques ;
Mais nous n'appréhendons, de nos ondes métriques,
Que quelques beaux éclats des trésors entrouverts.
Si nous réussissons, malgré les jalousies,
A rejoindre les choeurs, en songes fantaisies,
C'est que, Fille des dieux, ses chants harmonieux
Ne seront entendus que par qui bien écoute
Et reviendrons toujours d'espaces lumineux,
En rapportant l'espoir, dissiper notre doute.
jeudi 28 novembre 2013
lundi 18 novembre 2013
Roland Marlet
Poète, qui es-tu ?
Ainsi qu’un vagabond, le poète s’en va
Sur un chemin désert, flânant au fil du rêve.
Il espère en sa Muse et chante à cappella
Pour que naissent les mots tout imprégnés de sève.
Rapporteur, avocat, conteur ou procureur,
Sur le papier s’écrit le sang d’une blessure.
Alors, d’un trait de plume, il éloigne la peur
Et fait naître un sourire ainsi qu’une parure.
Est-il encore utile en ce monde savant ?
Mais s’il ferme les yeux pour chercher la lumière,
Il verra l’invisible, esseulé dans le vent.
Sans lui, rien ne serait s’il levait la paupière.
Dans sa cage de verre, il tourne titubant,
Apprivoise le rythme, invente une harmonie.
On le croit immortel quand il parle d’antan
Et qu’il regarde au loin, amoureux de la vie.
Nourri d’évasion pour une éternité,
De la rime et du mot, prisonnier volontaire,
Il défiera le ciel qui dans sa pureté,
Bousculera les ans de ce vol solitaire.
Mage visionnaire, enfermé hors du temps,
Il fait chanter les mots en leur donnant une âme.
Peignant à sa façon, je voudrais, pour longtemps
Que cette confession puisse être une oriflamme.
Théâtre antique
en souvenir des Choralies de Vaison-la-Romaine
Comme un hymne à la vie en un soir cristallin,
La musique des mots fait taire le silence,
S'élève des gradins en un trait sibyllin
Qui caresse le ciel étoilé de Provence.
La pierre crevassée à la peau de crapaud
Et la terre de lune offerte au nouveau pâtre
S'étonnent de paraître au milieu du troupeau
Dont le plain-chant résonne en l'antique théâtre.
Ineffable soirée ! Indicible décor
Qui sublime la ronde à l'humeur hésitante,
Glisse comme une plainte au milieu de l'accord
Et fait parfois crier la note militante.
Patinée aux sueurs, aux caresses des pieds,
La pierre se souvient, maintenant s'interroge
Sur les siècles passés, martyrs sacrifiés,
Pendant que la chanson entreprend son éloge.
Et les piliers tronqués de la divinité
Frissonnent de plaisir en ombres sur les toiles,
Quand le dernier accord de cette éternité
Emerge des gradins pour toucher les étoiles.
Ainsi qu’un vagabond, le poète s’en va
Sur un chemin désert, flânant au fil du rêve.
Il espère en sa Muse et chante à cappella
Pour que naissent les mots tout imprégnés de sève.
Rapporteur, avocat, conteur ou procureur,
Sur le papier s’écrit le sang d’une blessure.
Alors, d’un trait de plume, il éloigne la peur
Et fait naître un sourire ainsi qu’une parure.
Est-il encore utile en ce monde savant ?
Mais s’il ferme les yeux pour chercher la lumière,
Il verra l’invisible, esseulé dans le vent.
Sans lui, rien ne serait s’il levait la paupière.
Dans sa cage de verre, il tourne titubant,
Apprivoise le rythme, invente une harmonie.
On le croit immortel quand il parle d’antan
Et qu’il regarde au loin, amoureux de la vie.
Nourri d’évasion pour une éternité,
De la rime et du mot, prisonnier volontaire,
Il défiera le ciel qui dans sa pureté,
Bousculera les ans de ce vol solitaire.
Mage visionnaire, enfermé hors du temps,
Il fait chanter les mots en leur donnant une âme.
Peignant à sa façon, je voudrais, pour longtemps
Que cette confession puisse être une oriflamme.
Théâtre antique
en souvenir des Choralies de Vaison-la-Romaine
Comme un hymne à la vie en un soir cristallin,
La musique des mots fait taire le silence,
S'élève des gradins en un trait sibyllin
Qui caresse le ciel étoilé de Provence.
La pierre crevassée à la peau de crapaud
Et la terre de lune offerte au nouveau pâtre
S'étonnent de paraître au milieu du troupeau
Dont le plain-chant résonne en l'antique théâtre.
Ineffable soirée ! Indicible décor
Qui sublime la ronde à l'humeur hésitante,
Glisse comme une plainte au milieu de l'accord
Et fait parfois crier la note militante.
Patinée aux sueurs, aux caresses des pieds,
La pierre se souvient, maintenant s'interroge
Sur les siècles passés, martyrs sacrifiés,
Pendant que la chanson entreprend son éloge.
Et les piliers tronqués de la divinité
Frissonnent de plaisir en ombres sur les toiles,
Quand le dernier accord de cette éternité
Emerge des gradins pour toucher les étoiles.
mercredi 30 octobre 2013
Thierry Sajat
Je voudrais te donner
Je voudrais te donner tout ce que je n’ai pas
Tout ce que je n’ai plus, la moitié de mes pas
Sous la semelle usée des chemins parcourus
Et des soirs fatigués, à peine disparus
De ma mémoire longue… Oh je voudrais encor
Te donner ma raison, et ce dernier accord
Sur la guitare bleue de Lorca, chaque cri
Sous l’aile-lyre des oiseaux qui ont écrit
Dans la marge du ciel les poèmes du vent
En graffitis de brume… Et la nuit qui se fend
Dans sa petite mort, sous la tuile brisée
Du matin meurt encor, à peine reprisée,
Comme ce drap de lune étendu aux fenêtres
Du désamour… Je sais les songes qui pénètrent
Le temps d’avant le temps. Je voudrais te donner
Ce que je n’ai pas, moi qui n’ai su pardonner
A personne le mal de l’enfance… Je crois
Que l’âme forge au cœur, sous de lointaines croix,
L’écriture à venir… J’entends monter le jour,
Je voudrais te donner ce qu’il reste d’amour,
Ce dernier souffle avant la fin, l’aile géante
De l’albatros blessé dont Baudelaire chante
La mémoire et la mer… Un parfum de bohême
Pique les yeux cernés de mon dernier poème
Tandis que Léo dort dans l’alcôve du monde
Les mots ne sont plus que des mots
Les mots ne sont plus que des mots,
La poésie tire ses ailes
Et je n’ai d’âme, demoiselle,
Que pour tes yeux dont les émaux
Ont des aurores de pastel,
Des crépuscules de lilas…
Les mots en robe de gala
Ont des rimes en parentèle
Et l’assonance de ta voix,
Comme un verbe que l’on conjugue
Au temps d’aimer, dans une fugue,
Au prélude de nos émois.
Mes mots ne sont plus que bohème,
Des voyelles en fleur de jour,
En octosyllabes d’amour
Sous ma plume qui les poème
Comme le cygne au fil d’étang
Sur tes miroirs aux reflets verts….
Les mots font écrirle le temps,
Pour toi sera mon dernier vers….
Je voudrais te donner tout ce que je n’ai pas
Tout ce que je n’ai plus, la moitié de mes pas
Sous la semelle usée des chemins parcourus
Et des soirs fatigués, à peine disparus
De ma mémoire longue… Oh je voudrais encor
Te donner ma raison, et ce dernier accord
Sur la guitare bleue de Lorca, chaque cri
Sous l’aile-lyre des oiseaux qui ont écrit
Dans la marge du ciel les poèmes du vent
En graffitis de brume… Et la nuit qui se fend
Dans sa petite mort, sous la tuile brisée
Du matin meurt encor, à peine reprisée,
Comme ce drap de lune étendu aux fenêtres
Du désamour… Je sais les songes qui pénètrent
Le temps d’avant le temps. Je voudrais te donner
Ce que je n’ai pas, moi qui n’ai su pardonner
A personne le mal de l’enfance… Je crois
Que l’âme forge au cœur, sous de lointaines croix,
L’écriture à venir… J’entends monter le jour,
Je voudrais te donner ce qu’il reste d’amour,
Ce dernier souffle avant la fin, l’aile géante
De l’albatros blessé dont Baudelaire chante
La mémoire et la mer… Un parfum de bohême
Pique les yeux cernés de mon dernier poème
Tandis que Léo dort dans l’alcôve du monde
Les mots ne sont plus que des mots
Les mots ne sont plus que des mots,
La poésie tire ses ailes
Et je n’ai d’âme, demoiselle,
Que pour tes yeux dont les émaux
Ont des aurores de pastel,
Des crépuscules de lilas…
Les mots en robe de gala
Ont des rimes en parentèle
Et l’assonance de ta voix,
Comme un verbe que l’on conjugue
Au temps d’aimer, dans une fugue,
Au prélude de nos émois.
Mes mots ne sont plus que bohème,
Des voyelles en fleur de jour,
En octosyllabes d’amour
Sous ma plume qui les poème
Comme le cygne au fil d’étang
Sur tes miroirs aux reflets verts….
Les mots font écrirle le temps,
Pour toi sera mon dernier vers….
vendredi 25 octobre 2013
Un portrait hommage
Le journal LE BIEN PUBLIC a choisi de mettre à l'honneur Odile Coche-Dury, présidente de la délégation Bourgogne de l'ADLPF.
Merci à Marie Protet pour son article vif qui rend compte du dynamisme, de l'humilité et de l'attachement à la transmission qui animent Odile depuis tant d'années, autant de précieuses valeurs pour les poètes qui l'entourent.
Pour découvrir l'intégralité de l'article, merci de bien vouloir cliquer sur le lien suivant : Lien vers article
Merci à Marie Protet pour son article vif qui rend compte du dynamisme, de l'humilité et de l'attachement à la transmission qui animent Odile depuis tant d'années, autant de précieuses valeurs pour les poètes qui l'entourent.
Pour découvrir l'intégralité de l'article, merci de bien vouloir cliquer sur le lien suivant : Lien vers article
Monique Delcroix
Féline Mélancolie
Le dimanche par habitude
Je promène la solitude
De mes jours, sans plus de raison,
Laisse les murs de ma maison...
Aux deux chats, qui de plénitude
L'ont élue, accord quiétude
Quand l'un d'eux vient se mettre en rond,
Dans mes bras, d'aise son ronron...
Chaque matin de gratitude,
Occultent leurs yeux d'amplitude,
Qu'ils plissent d'un savant clin d’œil,
Félin bonjour, depuis le seuil...
Du gros "chat noir", un peu sauvage,
D'un autre "blanc" doux, bien plus sage,
Étaient hier, chatons errants,
Dans le jardin, trouvés mourants...
Jardins en Mésopotamie...
Belle tant, qu'eux encor s'en souviennent les sables...
Aux berges de l'Euphrate était là sa grandeur,
Bijoux que ces jardins et palais admirables...
Y rayonnait Ishtar, veillant avec ardeur.
L'émail bleu de sa porte érigée en muraille...
Opulente cité, de l'Orient splendeur,
Nabuchodonosor en fut le roi sans faille...
Empreinte après lui nulle, aux règnes prétendus...
L'Empire moribond, céda sous la tenaille
Perse : ziggourat et beaux jardins suspendus...
Le dimanche par habitude
Je promène la solitude
De mes jours, sans plus de raison,
Laisse les murs de ma maison...
Aux deux chats, qui de plénitude
L'ont élue, accord quiétude
Quand l'un d'eux vient se mettre en rond,
Dans mes bras, d'aise son ronron...
Chaque matin de gratitude,
Occultent leurs yeux d'amplitude,
Qu'ils plissent d'un savant clin d’œil,
Félin bonjour, depuis le seuil...
Du gros "chat noir", un peu sauvage,
D'un autre "blanc" doux, bien plus sage,
Étaient hier, chatons errants,
Dans le jardin, trouvés mourants...
Jardins en Mésopotamie...
Belle tant, qu'eux encor s'en souviennent les sables...
Aux berges de l'Euphrate était là sa grandeur,
Bijoux que ces jardins et palais admirables...
Y rayonnait Ishtar, veillant avec ardeur.
L'émail bleu de sa porte érigée en muraille...
Opulente cité, de l'Orient splendeur,
Nabuchodonosor en fut le roi sans faille...
Empreinte après lui nulle, aux règnes prétendus...
L'Empire moribond, céda sous la tenaille
Perse : ziggourat et beaux jardins suspendus...
jeudi 24 octobre 2013
Didier Porchaire
Bonté Divine
Á l’écoute d’une âme en peine solitaire,
Qui sombre dans l’écueil d’un désespoir profond,
Une oreille attentive, envers qui se morfond,
Soulage son prochain d’un simple commentaire.
Pour mieux accompagner son malheur sans le taire,
Un mot compatissant, si nécessaire au fond,
Participe au désir d’agir qui se confond,
Avec cette parole, en écho salutaire.
Mise en relief la phrase, en retrait par instant,
Se ravive et saisit, par un ton sanglotant,
Un discours qui s’écoule en regain d’espérance.
L’altruisme conjugue amour et volonté,
Pour vaincre la douleur blessante de l’errance.
Mais d’où provient l’élan qui pousse à la bonté ?
Jeu d’Échec
La case noire ou blanche, accueillant la piétaille,
Le cavalier, la dame et le fou, mais surtout,
Le monarque et la tour, dévoile son atout,
Parmi soixante trois, d’une identique taille.
Sous l’œil d’un spectateur, qui contemple et détaille
Les pièces et les pions, se déplaçant partout,
L’échiquier neutre arbitre, en jouant son va-tout,
Pour conduire les rois sur leur champ de bataille.
La réflexion pure, incomprise en passant
Sur le roc découvert, du sol rêche et blessant,
D’un chemin tortueux, sauve un joueur sensible.
Réjouissant le vainqueur, loué pour le chérir,
D’un dernier coup pétri d’attitude impassible,
Le jeu d’échec nourrit l’esprit pour l’aguerrir.
Yves Olive
Automne en Bourgogne
La Côte d’Or
scintille insolente et prospère.
Des halos de lumière
où plages de ciel bleu
Transcendent le
vignoble, irisent de mystère,
Des villages
blottis, les rapprochant de Dieu.
Dans le creux des
vallons, la couleur automnale
S’exprime lentement
par des reflets changeants,
Offrant une palette,
à l’heure vespérale,
De jaune puis de
rouge intenses et vibrants.
Des clochers
dispersés impriment leurs sillages,
Se répondant au loin
en de subtils concerts.
Des plaines
alentour, tels de puissants mirages,
S’exhalent des
secrets qui planent dans les airs.
Aux sœurs des Hospices de Beaune
Bien au-delà des
ans, de la misère humaine,
Leur souffle règne
encor en lutte à la douleur.
La grandeur d’âme
était leur œuvre souveraine.
Le pauvre y
retrouvait dignité et chaleur.
De ces lieux
imprégnés de compassion immense
S’élève un chant
d’espoir pour tout le genre humain.
Elles ont humblement
apporté délivrance
Au malheureux qui
souffre en son rude chemin.
Crépuscule d'automne
La nuée insistante
obscurcit la montagne.
Une pâle lueur plane
sur le vallon,
De sa clarté livide
irise la campagne
Où la brume tenace
éloigne l’horizon.
Tout à coup dans le
ciel, déchirant un nuage,
Un pur jaillissement
se révèle soudain,
S’intensifie alors
en un vibrant présage,
Rayonnant sur les
champs tel un phare divin.
Yves Olive
Sur ses ailes déployées l’automne dépose sa palette.
Les vignes s’éclairent de pourpre et d’or.
La lumière diaphane et captivante nous enveloppe.
L’odeur de la terre mêlée au raisin fraîchement cueilli
enivre.
Car la Terre c’est le vin, le pain, cette coupe éternelle
offerte où l’homme communie.
Annie
Olive, inspirée par la Bourgogne dans le sillage de son mari
Retour sur l'assemblée du 19 octobre 2013
Sous un ciel enchanteur, la Bourgogne , généreuse,
accueille avec chaleur, en ce samedi 19 octobre, une réunion de poètes et amis
tout à leur passion. Au cœur de Meursault, le Château de Cîteaux ouvre ses
portes avec élégance à l’Académie pour son assemblée générale annuelle.
La matinée animée prouve que l’avenir de l’Académie nous
émeut tous, plusieurs chantiers de réflexions sont ouverts grâce à la prise de
parole de chacun. Venus de toute la
France - Cambrai, Paris, Beaune, Martigues, Gex, de la Creuse et même de Belgique - nous avons l'occasion de mieux nous connaître et de participer ensemble à la vie de
notre association.
Après un premier récital, nous profitons des terrasses
ensoleillées du château, puis des plaisirs d’une table raffinée. Lors d’un second
récital, chacun partage encore sa création avant de se séparer, les uns pour une promenade mémorable à travers patrimoine meurisaltien et vignes automnales, les autres pour une découverte des richesses beaunoises.
Au nom de tous, merci à M. Denis Thomas, conseiller général, merci à l’équipe du château de Cîteaux, merci à Mme Odile Coche-Dury, déléguée Bourgogne et Lydie Pinoy, secrétaire, pour le succès de cette assemblée, pleine de fraîcheur et de vie, hors des frontières parisiennes…
L.M.
Mme Odile Coche-Dury, M.Denis Thomas et M.De Meure, président de l'ADLPF
jeudi 17 octobre 2013
Odile Coche-Dury
Le K.O. du chaos
Des grottes de la nuit surgissent des dragons.
Est-ce un cracheur de feu d'un cirque imaginaire ?
Dinosaure attardé depuis l'ère glacière
En nos cieux rougeoyants ou... près des bleus lagons ?
Gala sans chapiteau ! Festival de rayons
Que prodigue au couchant notre grand luminaire !
N'est-ce-pas merveilleux quand la piste s'éclaire ?
J'entends la mandoline au doux chant des grillons.
Tel un gros éteignoir s'en vient le crépuscule
Aux cierges allumés. Il s'approche et se brûle.
Des volutes d'encens s'élèvent dans l'airain.
On croit apercevoir quand l'ombre s'achemine,
Dans le soir qui se meurt aux forges de Vulcain...
Les flammes de l'enfer que LE JOUR EXTERMINE.
Médaille d'argent du sonnet au concours de l'ADLPF 2005
Ode d’Île
J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent,
Quand mer et ciel vivent l'idylle.
J'ai rêvé de cette ode d’Île.
L'inspiration m'est fragile
Dans le vacarme impertinent.
J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent.
L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté
Comme le poisson qui rôde.
L'eau préfère ici l'émeraude.
Sans doute un projet s'échafaude :
La bague de fidélité ?
L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté.
Des grottes de la nuit surgissent des dragons.
Est-ce un cracheur de feu d'un cirque imaginaire ?
Dinosaure attardé depuis l'ère glacière
En nos cieux rougeoyants ou... près des bleus lagons ?
Gala sans chapiteau ! Festival de rayons
Que prodigue au couchant notre grand luminaire !
N'est-ce-pas merveilleux quand la piste s'éclaire ?
J'entends la mandoline au doux chant des grillons.
Tel un gros éteignoir s'en vient le crépuscule
Aux cierges allumés. Il s'approche et se brûle.
Des volutes d'encens s'élèvent dans l'airain.
On croit apercevoir quand l'ombre s'achemine,
Dans le soir qui se meurt aux forges de Vulcain...
Les flammes de l'enfer que LE JOUR EXTERMINE.
Médaille d'argent du sonnet au concours de l'ADLPF 2005
Ode d’Île
J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent,
Quand mer et ciel vivent l'idylle.
J'ai rêvé de cette ode d’Île.
L'inspiration m'est fragile
Dans le vacarme impertinent.
J'ai rêvé de cette ode d’Île
Écrite loin du continent.
L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté
Comme le poisson qui rôde.
L'eau préfère ici l'émeraude.
Sans doute un projet s'échafaude :
La bague de fidélité ?
L'eau préfère ici l'émeraude
Que sertit le sable argenté.
Yvonne Calmon
Les chers petits
Sous un charmant dessin ils ont écrit : "Je t'aime"
C'est le dernier cadeau de mes petits enfants...
Pour venir éclairer mes matins triomphants
Il n'est rien de plus doux, à mon cœur que ce thème.
Leur amour est sincère et mon bonheur suprême ;
Je relis en secret et point ne m'en défends,
Sans me lasser, les mots tracés de main d'enfant
Qui valent, à mes yeux, le plus tendre poème !
Toi, silence divin propice au souvenir,
Quand mon âme assoiffée exprime ce désir
Tu me conduis, fidèle au creux de cet asile ;
C'est l'ultime recours à l'heure où je m'endors,
Je voudrais, dans le ciel, quand le soleil s'exile
Graver au firmament ces quelques lettres d'or !
Le poème
A la lumière de la lampe
Sans se lasser la plume court...
A nous voir un doigt sur la tempe,
Subitement, la Muse accourt.
Ainsi commence une aventure ;
Une idée, une rime, un vers
Vient se poser par l'écriture,
Nous voici le tête à l'envers !
Les mots surgissent en grand nombre.
Pour s'exprimer il faut choisir ;
Discrètement sortent de l'ombre
Amour, chagrin, joie ou désir...
Si la naissance du poème
Nous conduit à l'enchantement,
Le relisant, celui qui aime
Pourra trouver apaisement.
Sous un charmant dessin ils ont écrit : "Je t'aime"
C'est le dernier cadeau de mes petits enfants...
Pour venir éclairer mes matins triomphants
Il n'est rien de plus doux, à mon cœur que ce thème.
Leur amour est sincère et mon bonheur suprême ;
Je relis en secret et point ne m'en défends,
Sans me lasser, les mots tracés de main d'enfant
Qui valent, à mes yeux, le plus tendre poème !
Toi, silence divin propice au souvenir,
Quand mon âme assoiffée exprime ce désir
Tu me conduis, fidèle au creux de cet asile ;
C'est l'ultime recours à l'heure où je m'endors,
Je voudrais, dans le ciel, quand le soleil s'exile
Graver au firmament ces quelques lettres d'or !
Le poème
A la lumière de la lampe
Sans se lasser la plume court...
A nous voir un doigt sur la tempe,
Subitement, la Muse accourt.
Ainsi commence une aventure ;
Une idée, une rime, un vers
Vient se poser par l'écriture,
Nous voici le tête à l'envers !
Les mots surgissent en grand nombre.
Pour s'exprimer il faut choisir ;
Discrètement sortent de l'ombre
Amour, chagrin, joie ou désir...
Si la naissance du poème
Nous conduit à l'enchantement,
Le relisant, celui qui aime
Pourra trouver apaisement.
Daniel Ancelet
Un Papillon sur la neige
Comme un papillon sur la neige,
Arabesque d'un blanc solfège
Dont il sera la clé de sol
En se déployant pour son vol,
Ainsi j'ajuste mes poèmes :
Je fiance les mots qui s'aiment
Pour que leur suc soit votre miel
Et qu'ils vous offrent tout le ciel !
Le Laser
Maintenant qu'un laser éclaire autant qu'un astre,
Les rayons de la gloire et les feux de l'amour
Nous mettent sous les yeux les faux nez d'un faux jour :
Jugez aux résultats de l'ampleur du désastre !
Ce monde incohérent donne le mal de mer
Même à ceux qui ne cherchent plus à le comprendre,
Mais malheur à celui dont le cœur est trop tendre...
Maintenant que l'étoile a fait place au laser.
Petit déjeuner
Voyez-vous, pour me mettre en train,
Avec mon sucre, il me faut une
Goutte de lait d'un clair de lune...
Dans mon café noir du matin.
Comme un papillon sur la neige,
Arabesque d'un blanc solfège
Dont il sera la clé de sol
En se déployant pour son vol,
Ainsi j'ajuste mes poèmes :
Je fiance les mots qui s'aiment
Pour que leur suc soit votre miel
Et qu'ils vous offrent tout le ciel !
Le Laser
Maintenant qu'un laser éclaire autant qu'un astre,
Les rayons de la gloire et les feux de l'amour
Nous mettent sous les yeux les faux nez d'un faux jour :
Jugez aux résultats de l'ampleur du désastre !
Ce monde incohérent donne le mal de mer
Même à ceux qui ne cherchent plus à le comprendre,
Mais malheur à celui dont le cœur est trop tendre...
Maintenant que l'étoile a fait place au laser.
Petit déjeuner
Voyez-vous, pour me mettre en train,
Avec mon sucre, il me faut une
Goutte de lait d'un clair de lune...
Dans mon café noir du matin.
Maurice De Meure
Il neige
Il neige… un froid tapis étreint la morne plaine.
Il neige et la bourrasque exhale ses fureurs.
Il neige et dans mes jours s’éteignent les lueurs,
Il neige et chaque soir l’aurore est plus lointaine.
Il neige ma souffrance en l’espérance vaine
Il neige en mon penser des amères douleurs
Il neige en mon cœur las, le frisson de mes pleurs
Il neige en mon angoisse une attente incertaine.
Il neige ô mon tourment et ma neige t’entraîne,
Essaimant ses flocons aux brises de l’haleine
Qu’expire l’Autrefois dans le souffle des vents.
Il neige des jours morts et des heures de peine,
Des rêves déchirés que la mémoire draine…
Il neige mon Passé dans le givre du Temps !
samedi 10 novembre 2012
Luce Dulac
A chaque jour suffit sa peine
A chaque jour suffit sa peine,Point n'est besoin de s'angoisser
Car le regret est chose vaine
Avancer droit, sans y penser!
Point n'est besoin de s'angoisser,
Et d'une allure souveraine
Avancer droit, sans y penser,
Car le regret est chose vaine;
Sous une allure souveraine
Les songes noirs sont à chasser,
Car le regret est chose vaine
Mais, pourquoi donc s'en tracasser?
Les songes noirs sont à chasser
Pour retrouver l'âme sereine
Mais pourquoi donc s'en tracasser?
Si l'esprit quiet est une aubaine.
Pour retrouver l'âme sereine,
A chaque étape traverser
Si l'esprit quiet est une aubaine
Pour exister sans se stresser.
A chaque étape à traverser
Ainsi que l'eau de la fontaine,
Pour exister sans se stresser,
Suivons le flux de l'âme humaine!
A chaque jour "Suffit sa Peine! "
Luce Dulac
Console-toi mon cœur
Console-toi mon cœur, si nul ne te console,
Pourquoi pleurer toujours comme un enfant puni,
Sans un cri ton chagrin qui jamais n'est fini
Te livre au désespoir d'enfant dans une école.
Console-toi mon cœur !
Mon cœur éloigne-toi des lointains crépuscules,
Chacun d'eux est venu vers toi comme un vainqueur,
Et te faisant trop lourd de son propre malheur,
Il t'obsède aujourd’hui de tous ses matricules.
Éloigne-toi mon cœur !
Dégage-toi mon cœur, des formes et des heures,
Quitte la chambre tiède aux espoirs infinis
Qui sommeillent en toi, sans objets définis,
Comme sous le couvert tranquille des demeures.
Dégage-toi mon cœur !
La nuit que j'attendais pour que mon cœur s'y jette
M'inonde de parfums, de lumière et de voix,
Sous les brumes des soirs des chemins d'autrefois
D'un passé qui n'est plus ce rêve qu'on regrette.
" Console-toi, mon cœur ! "
vendredi 26 octobre 2012
Yves Olive
Mes Chemins Intérieurs
J'ai forgé dans mon âme une part d'espérance
Pour semer sur mes pas quelques brins d'avenir.
J'ai cherché le chemin afin de parvenir
En un monde serti d'or et de transparence.
Mais les plus belles fleurs meurent d'indifférence,
leur doux parfum s'envole au vent du souvenir,
Leur éclat radieux, au moment de ternir,
Laisse entrer dans mon coeur sa vive fulgurance.
Que reste-t-il alors de ces subtils instants
Emergeant du lointain en dépit des autans,
Comme au fond de la nuit sur les ailes d'un rêve?
Ils révèlent toujours la lumière à mes yeux.
Même si la beauté du jour paraît trop brève,
Mes chemins intérieurs se perdent dans les cieux!
L'Immortalité
Non ils ne sont pas morts, mais dans l'éternité,
Ils vivent rayonnant de pure transparence,
Après avoir gravé vibrant de délivrance,
En ce monde cruel, un peu d'humanité.
Il suffit d'un instant empreint d'aménité,
Pour éclairer soudain, de joie et d'espérance,
Le malheureux qui souffre en son chemin d'errance,
Dans son rude combat pour plus de dignité.
Rien ne sera perdu, toute oeuvre sur la terre,
S'élevant vers les cieux, irise de mystère,
Les plus humbles élans lorsqu'ils viennent du coeur.
Tout regard fraternel peut vaincre la détresse,
Chaque geste d'amour entrera dans le choeur
De l'immortalité, tel un chant d'allégresse.
J'ai forgé dans mon âme une part d'espérance
Pour semer sur mes pas quelques brins d'avenir.
J'ai cherché le chemin afin de parvenir
En un monde serti d'or et de transparence.
Mais les plus belles fleurs meurent d'indifférence,
leur doux parfum s'envole au vent du souvenir,
Leur éclat radieux, au moment de ternir,
Laisse entrer dans mon coeur sa vive fulgurance.
Que reste-t-il alors de ces subtils instants
Emergeant du lointain en dépit des autans,
Comme au fond de la nuit sur les ailes d'un rêve?
Ils révèlent toujours la lumière à mes yeux.
Même si la beauté du jour paraît trop brève,
Mes chemins intérieurs se perdent dans les cieux!
L'Immortalité
Non ils ne sont pas morts, mais dans l'éternité,
Ils vivent rayonnant de pure transparence,
Après avoir gravé vibrant de délivrance,
En ce monde cruel, un peu d'humanité.
Il suffit d'un instant empreint d'aménité,
Pour éclairer soudain, de joie et d'espérance,
Le malheureux qui souffre en son chemin d'errance,
Dans son rude combat pour plus de dignité.
Rien ne sera perdu, toute oeuvre sur la terre,
S'élevant vers les cieux, irise de mystère,
Les plus humbles élans lorsqu'ils viennent du coeur.
Tout regard fraternel peut vaincre la détresse,
Chaque geste d'amour entrera dans le choeur
De l'immortalité, tel un chant d'allégresse.
Jean-Michel Louis
La couleur des billes.
Dans les petits matins, cerné par les frimas,
Bien encapuchonné par des mains maternelles,Je quittais la maison, tout en pressant le pas,
Pour aller à l’école au travers des ruelles.
Mon cœur était serré tout au long du chemin.
Je n’étais pas heureux quand je partais en classe.
Pourtant comme j’aimais au fond du patelin,
Sentir les feux de bois, gouter au temps qui passe.
L’horloge du clocher aux accents cléricaux
Egrainait lentement les minutes restantes,
De cette liberté qui partait en lambeaux,
Quand je passais le porche aux matines sonnantes.
Le morne bâtiment se dévoilait enfin.
Je repense à la craie, à la couleur des billes,
A ces jeux si bruyants qu’on pratiquait sans fin,
Où l’on se chamaillait pour quelques peccadilles…
EPHEMERE.
L’automne est à ma porte et le
temps s’est enfui,
Laissant comme en écho les rencontres charmantesDe ces étés joyeux et de ces nuits ardentes
Où l’on ne se plaisait qu’entre vitesse et bruit.
Le printemps disparu, rempli d’effervescence,
Auquel je pense encore en voyant le passé,
Me fait battre le cœur à ce rythme insensé,
En pensant à ces jours chargés d’insouciance.
Les souvenirs enfuis ne se rattrapent pas.
L’existence est vécue au travers des écueils,
Se blessant, se brisant au passage des seuils.
Ce n’est qu’un quotidien qui marche à petits pas.
Après tout ce parcours, nous devenons otage
Du temps qui nous délite et nous met hors saison.
Conjuguons le présent en superbe oraison,
Pour se mettre en congé, tout en tournant la page.
Lauriane Manneville
Camargue I
Une larme d'iris, fine et crissante opale,Tranche l'air embué de doux gris exalé.
Ventre nu d'un cristal, le reflet délavé
Miroite intensément sur le tremblant pétale.
Calmement, lent et plat, le marécage étale
Ses émaux bleus et verts en cet instant salé.
Le vent rit sur la peau du sentier dévalé,
Sur le ciel dévasté, sur la dune ogivale.
Le flament rose enfin, loin du monde et du sol,
S'élance aveuglément, géométrique envol,
Se mêle au chant du sable, étonnant météore.
Mais bientôt, fatigué, tout semble s'endormir.
Seul et désenchanté s'entend peut-être encore
Des plaintes des roseaux le langoureux soupir.
Camargue II
Les dessins langoureux du sable gris et roux
Caressent tendrement la plage ensorcelée
Et s'enroule aux joncs noirs la poussière esseulée,
Le murmure incessant des grains tristes et doux.
Si le dos, lisse et rond, de multiples cailloux
N'émergeait pas, têtu, de la terre tassée,
L'écume ensoleillée à la pierre entêtée
N'aurait pas écorché ses délicats genoux.
Alors le triste chant ne virvolterait pas,
Il ne sonnerait pas la plainte de son glas...
Mais pour l'heure, écoutez ces terribles musiques !
Les soupirs de l'air froid résonnent sur les mers
Et les cristaux salés, crissants de cris amers,
Etincèlent d'effrois en courbes magnifiques !
Jean-Michel Louis
Clair obscur
Poussé par le désir d’atteindre une autre rive,
J’entrais dans la forêt, comme on part dans la nuit,
Pour rejoindre la source et plonger dans l’eau vive,
En prenant ce chemin s’offrant à moi sans bruit.
La ville et ses flonflons, ses strass et ses lumières,
Maquille ses bas-fonds d’un trait mal assuré
D’où le fard dégouline en couvrant ses paupières,
Dérisoires atours d’un quotidien fané.
Là-bas dans la pénombre, à côté de la source,
Le vent du soir se lève et fait chanter le bois.
Le feuillage murmure en arrêtant sa course,
Et c’est l’évènement qui rappelle autrefois
Dans le ciel étoilé recouvrant la ramure,
La nuit prend ses quartiers calmes et rassurants.
Le coucou chante au loin et seul dans la nature,
Avec le cœur léger, je fredonne en rentrant.
vendredi 20 juillet 2012
Ludovic Chaptal
La ballade du premier mai
Voulant marcher dans son
Bien que ne portant pas son
Ma plume s’habille en
Et s’aventure en la ballade
Le vers, la rime et leur
Sont démodés par la
Pourtant, j’en recueille en
Aux quatre coins de l’horizon.
La Muse, sans nul cotillon,
Cache en sa lyre, une pléiade,
Et comme cent, comme un million,
Se dresse sur la barricade
En souvenir du camarade
Qui, jadis, me fit voir Vierzon,
Tout en rêvant d’une escapade
Aux quatre coins de l’horizon.
En troubadour du Roussillon,
Héritier d’un peuple nomade,
Il a suffi que l’aiguillon
De Cupidon fasse tornade
Pour qu’un doux sentiment s’évade
Avec le muguet de saison
Et que mon cœur parte en balade
Aux quatre coins de l’horizon.
Amie, entends la sérénade
De brins de bonheur à foison
Tel un baiser en promenade
Aux quatre coins de l’horizon.
Didier Porchaire
Ma Chère Marianne,
Je vous joints par avance, au cours d’un bref sonnet,
Pour tenter de sourire, à l’aventure offerte,
Aux fiers audacieux, qui l’ont pourtant soufferte,
Au point de refuser de suivre un gros bonnet.
Saluant le drapeau, vu dès potron-minet,
Vibrant d’un bleu, blanc, rouge orangé sur l’eau verte,
Une voile marine, à peine découverte,
La Royale rosit sous un vent tristounet.
Venu de sa Hollande, en un joli bateau,
Qui sillonne le fleuve, à l’abri du château,
Observé d’un hublot, le Président s’informe.
Nicolas souviens-toi de ce destin biblique,
Où nous nous mélangeons, d’une plastique informe.
Le doux accord s’écrit « cinquième République ».
Je vous joints par avance, au cours d’un bref sonnet,
Pour tenter de sourire, à l’aventure offerte,
Aux fiers audacieux, qui l’ont pourtant soufferte,
Au point de refuser de suivre un gros bonnet.
Saluant le drapeau, vu dès potron-minet,
Vibrant d’un bleu, blanc, rouge orangé sur l’eau verte,
Une voile marine, à peine découverte,
La Royale rosit sous un vent tristounet.
Venu de sa Hollande, en un joli bateau,
Qui sillonne le fleuve, à l’abri du château,
Observé d’un hublot, le Président s’informe.
Nicolas souviens-toi de ce destin biblique,
Où nous nous mélangeons, d’une plastique informe.
Le doux accord s’écrit « cinquième République ».
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